Comprendre le Growth Hacking #5 Un nouveau métier

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Un nouveau métier dans le Webmarketing


La définition d’un nouveau poste

Le développement du Growth Hacking est désormais international. Aujourd’hui en France, on voit des annonces d’emploi qui comportent la terminologie de Growth Hacker.

De ce fait, les entreprises considèrent le Growth Hacking comme une nouvelle discipline dans l’environnement du marketing et du webmarketing.

Parmi les annonces des entreprises, on retrouve des similitudes dans les demandes de compétences des candidats mais aussi dans les missions confiées.

Bien qu’il n’existe pas d’école ou de formation pour devenir Growth Hacking, les entreprises sont à la recherche d’un profil généraliste dans l’environnement de l’analyse de données et le webmarketing.

Sur les postes proposées en ligne, on demande une formation supérieure de type Bac+5. Les filaires sont les écoles d’ingénieurs, les masters en mathématiques et statistiques, les écoles de commerce et les masters dans l’univers du marketing digital.

Ces filaires sont visées, car elles regroupent à minima un aspect de ce que regroupe le Growth Hacking (Analyse de données, informatique et marketing).

Parmi les missions attribuées à ce poste on va retrouver des analyses des performances, du benchmarking, la recherche de nouveaux leviers d’acquisition et de croissance et de l’optimisation, principalement des taux de conversion.

Les compétences requises

Deux types de compétences sont aussi demandées, des compétences extrinsèques et des qualités intrinsèques.

Pour ce qui est des compétences extrinsèques, on va avoir une demande de connaissances en marketing, des connaissances dans les langages SQL, JavaScript et aussi en HTML et CSS et être capable d’analyser et suivre des KPI pour formuler des recommandations.

Pour ce qui est des compétences intrinsèques, on va retrouver ici une forte demande en autonomie, un esprit d’analyse et être créatif.

Des techniques et méthodes pour réussir


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L’une des principales armes d’un Growth Hacker pour réussir sera l’utilisation de la Data. Le web analytics est donc l’une des principales composantes du Growth Hacking.

Cela va permettre de définir une stratégie en amont mais aussi d’analyser les résultats d’un plan d’action, permettant ainsi de valider ou d’invalider ce qu’il a pu mettre en place.

De la même manière qu’un scientifique, un Growth Hacker ne va pas se baser sur un pressenti mais va appuyer sa stratégie et ses actes sur un ensemble de données, qu’il aura étudiées pour en faire ressortir des tendances.

Pour ce faire, les outils d’analyses ne manquent pas.

On va avoir l’ensemble des outils google comme Google Analytics, la Search Console ou encore Google Adwords qui permettent de connaitre son trafic et donner des pistes de réflexions.

On va également retrouver tous les outils d’analyses interne aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin …), les CRM avec les données propres à l’entreprise et enfin tous les outils externes comme peut l’être semrush.

Enfin, la définition des KPI en fonction des besoins de l’entreprise permettra de suivre et de recommander des actions. A l’heure du Big data et du Smart data l’environnement du web analytics est devenu indispensable pour une stratégie de Growth Hacking.


Au-delà de l’invention de nouveaux hacks. Certaines techniques sont communément utilisées par les Growth Hacker pour générer de la croissance par l’acquisition. Parmi elles nous pouvons en citer quelques-unes comme :

Web Scraping

Web Scraping est un terme qui est utilisé pour désigner le fait de récupérer des données de sites internet dans le but de les réutiliser, pour le plus généralement les retraiter dans un autre contexte que celui de départ.

Les données récupérées par un Growth Hacker sont extraites de manière automatisée pour gagner du temps. Les buts d’une action de scraping peuvent être différents.

On peut par exemple récupérer des informations sur ses concurrents (prix, produits, stocks…) ou encore récupérer des informations sur des possibles prospects.

Des données précieuses pour les analyses qu’effectuent les Growth Hackers pour améliorer leur démarche. Attention toutefois aux contraintes légales que cela engendre, point que nous verrons dans un prochain article.

Pour donner un exemple simple et concret d’une forme de scraping dans le Growth Hacking, on peut prendre l’exemple des requêtes dans les moteurs de recherches.

En effet, au-delà de la recherche de termes et d’expressions, des opérateurs sont disponibles pour les recherches sur Google.

Si nous prenons cette requête «site:fr.linkedin.com/pub OR site:fr.linkedin.com/in -dir/pub “DRH”», elle va retourner l’ensemble des profils sur le site Linkedin dont les utilisateurs ont dans leur profil le mot clé « DRH ».

Les données affichées peuvent ainsi être précieuses pour une étude de sa clientèle ou de potentiels prospects.

Ce même type de requêtes peut être appliqué sur Facebook ou d’autres sites. Encore une fois, attention à la légalité et le traitement des données qui est effectué.

Content Hacking

Dans l’idée d’obtenir plus de trafic sur son site internet, une des solutions va passer par ce que les Growth Hacker nomment le Content Hacking.

Il s’agit de principes SEO pour générer et attirer de nouveaux prospects. L’une des techniques les plus utilisées dans le Content Hacking va être le Newsjacking.

Ainsi le Growth Hacker va surveiller l’actualité et les prochains événements plus ou moins en lien avec son activité pour réaliser du contenu (articles, infographies, vidéos …) sur ces événements et actualités.

Le but est de profiter de la popularité, de la notoriété de l’évènement pour avoir plus de visites sur son site et donc plus de clients.

Il faut préparer en amont le contenu pour le publier juste avant que l’évènement ou l’actualité atteignent son sommet de popularité.

En somme, avant que l’évènement ne soit repris par tous. Les évènements récurrents comme des festivals ou diverses fêtes peuvent être également utilisés pour faire du Newsjacking.

Recycler du contenu

Réutiliser un même contenu sous plusieurs formes. L’idée ici est d’augmenter son acquisition en un minimum de temps.

Ainsi en rédigeant un article sur une thématique, un Growth Hacker va pouvoir en générer plusieurs contenus. Il pourra en faire par exemple un post sur son blog puis avec les mêmes informations en faire une infographie puis une vidéo.

Le principal avantage de cela est qu’avec une seule recherche d’informations, on va pouvoir générer plusieurs nouveaux contenus d’acquisition sans duplication de contenu qui est sévèrement puni par les moteurs de recherche.

Cela permet aussi d’avoir de nouveaux contenus à publier pour les réseaux sociaux

Exploiter les données des réseaux sociaux

En parlant des réseaux sociaux, un dernier exemple des techniques communément utilisées par les Growth Hacker va être une exploitation de ses contacts sur les réseaux sociaux.

L’utilisation des données que l’on obtient via les réseaux sociaux par un Growth Hacker peut se faire de plusieurs manières.

Via l’utilisation des parties Ads des différents outils, le plus courant étant aujourd’hui Facebook Business.

Vous pouvez ici effectuer de la publicité hyper ciblée sur vos propres prospects qui ont liké votre page, les incitants à acheter votre produit.

Les outils d’analyses de ces réseaux permettent également de suivre les tendances et de mieux redéfinir votre cible en fonction des caractéristiques que les utilisateurs ont bien voulu remplir (âge, région, préférence, hobbits …).

Ces données sont très précieuses et permettent d’adapter sa stratégie de Growth Hacking.

Dropshipping & Growth Hacking


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Le Growth Hacking a également un fort impact dans le secteur du e-commerce et est très utilisé dans les entreprises utilisant un système de Dropshipping.

Le Dropshipping est un système de vente d’e-commerce particulier. L’entreprise qui utilise ce principe va vendre sur son propre site internet des produits mais ce n’est ni cette entreprise qui les conçoit, ni cette entreprise qui les stocks.

Pour expliquer cela simplement, quand un client va se rendre sur un site internet utilisant ce système de Dropshipping, il ne va voir aucune différence avec un site e-commerce traditionnel.

La particularité vient du fait que quand un client va passer commande sur le site, c’est le fournisseur qui va livrer directement au client le produit commandé sur le site.

Il n’y a ainsi aucune préparation de colis, pas de gestion des stocks, ni même besoin d’entrepôt pour le propriétaire du site.

Sa rémunération va être tirée d’une marge qui est directement appliquée sur le prix affiché sur le site. Étant donné sa forme le Dropshipping va correspondre à l’utilisation d’une stratégie de Growth Hacking.

Le gestionnaire du site peut uniquement se préoccuper de la croissance de son business car il n’a pas à gérer les contraintes précédemment citées (stocks, personnels, livraisons…).

La recherche de nouveaux clients va être l’activité principale dans le Dropshipping. Car même en cas de forte augmentation du trafic et des ventes, ce n’est pas le propriétaire du site qui va devoir faire face à la hausse de l’activité mais le fournisseur.

Voilà essentiellement pourquoi une stratégie de Growth Hacking est utilisée dans le cas du Dropshipping.

Le prochain article sera consacré à l’aspect légal des techniques de Growth Hacking.